POURQUOI CHEZ NOUS PLUTÔT QU'AILLEURS ?


La transition énergétique, la réduction de la pollution, la protection de la biodiversité  sont des enjeux collectifs qui nous concernent tous. Si la méthanisation est encore peu développée en France par rapport à ses voisins (Allemagne, Italie…), elle ne constituera bientôt plus une exception : 1500 projets devraient voir le jour prochainement, soutenus par le programme  « transition énergétique pour la croissance verte » de l’Etat. Tous les territoires seront donc rapidement responsabilisés face à cet enjeu. 
Première installation agricole par injection gaz de Rhône Alpes, Méthanisère bénéficiera de plus d'un rayonnement régional et national très valorisant pour tous les acteurs de Bièvre Est. 
 

ÇA NE FERA PAS DE BRUIT ?


Non, le fonctionnement de l’unité ne sera pas bruyant : à la différence de la valorisation du biogaz en électricité, la valorisation par injection directe du gaz dans le réseau évite d’avoir à faire tourner un moteur. 
 

QUID DU TRAFIC ROUTIER ?


Issues exclusivement d'exploitation locales, les matières agricoles livrées à l'unité de méthanisation sont déjà transportées à l'heure actuelle par les agriculteurs du territoire, qui procèdent à leur épandage sur les différentes parcelles cultivées. L'unité de méthanisation ne génèrera le passage quotidien que de 2 tracteurs  en moyenne,  uniquement du lundi au vendredi sur des créneaux horaires et des itinéraires déterminés (aucun passage par la rue de la Contamine, notamment).

                                                                           
ET POUR LES ODEURS ?


Avant d’alimenter le méthaniseur, les fumiers et lisiers locaux sont conservés dans une fosse et des silos, tous étanches et fermés, au lieu d’être stockés à même les exploitations. Ils sont ensuite introduits dans le digesteur au moyen d’une trémie, elle aussi couverte. Le processus de digestion suppose pour sa part l’absence d’oxygène: les risques d’odeurs sont donc, là encore, quasi-inexistants puisque la matière n’a pas de contact avec l’air. Enfin, à l'issue du processus, la matière restante appelée digestat est désodorisée jusqu'à 95% par rapport aux fumiers et lisiers entrants. 


EST-CE QUE C'EST RISQUÉ ?


Les unités de méthanisation ne présentent pas de risques majeurs : le biogaz est produit à pression atmosphérique, n’est pas stocké et est immédiatement redirigé dans le réseau public de gaz. La méthanisation présente ainsi moins de danger qu’une station essence ou qu’un dépôt de bouteilles de gaz domestique. Dans une logique poussée de prévention, l’installations dispose de nombreux dispositifs de sécurité : surveillance continuelle par un centre de contrôle expert, présence de techniciens sur place, maintenance rigoureuse et régulière, torchère de sécurité…

LES CULTURES INTERMÉDIAIRES, C'EST QUOI ?


Les matières agricoles valorisées par l’unité de méthanisation sont constituées de fumiers, de lisiers, de résidus de culture (menues pailles) et de cultures intermédiaires. Ces dernières correspondent à des cultures réalisées entre 2 saisons de cultures principales. Elles ne concurrencent donc pas les filières alimentaires existantes. Surtout, elles constituent un atout écologique majeur : la couverture des sols toute l’année, entre les saisons principales de culture, est indispensable à la réduction de la pollution et de l’érosion des terres. Elle est aussi un facteur de protection de la biodiversité, en offrant nourriture et abri à la petite faune sauvage durant l’hiver.